Vos actions : Créer un document, voir la page générale.

Illustration/Bande dessinée Bac 2&3

Home /

Le milieu urbain et l’eau

BD/ILLU BAC2
Novembre 2019 - Olivier

LE MILIEU URBAIN ET L’EAU :

Partir d’un lieu dans la ville pour créer un récit illustré sur le thème de l’eau.

« La signature du regard est une affaire intime »

Raymond Depardon

Le récit peut être tourné vers le monde, vers l’extérieur, récit social, récit engagé ou au contraire développer des états d’âmes ( récits intimistes pour autant qu’il soit lié au travail de repérage).

1/ La thématique de l’eau :
- L’eau peut être juste un environnement, un décor, un élément suggéré, un fil conducteur, un élément apparemment extérieur, mais qui a du sens ou qui crée une émotion particulière ou spécifique.
- Cette théma permet un positionnement politique , écologique, social, économique, technique, métaphorique, météorologique…
( Exemples : le canal de Willebroek, fontaines, les égouts de Bruxelles (musée), piscine, …)

NOTE : Entre repérage et errance : Le repérage se fait dans un but précis, en partant d’un projet défini.L’errance, c’est une conduite sans but déclaré, se laisser aller au hasard de la rencontre. Errements : s’égarer, faire fausse route, se tromper.

2/ Le repérage :
- Il est lié à l’errance, à la déambulation, il se nourrit de l’inattendu, de surprise, de révélations.
- C’est le moment de la récolte de documents, de croquis, de photos, de témoignages.
- L’idée peut naître de ces moments, du regard sur ce qui nous entoure, un regard avisé, pertinent et orienté. Une personne, une situation, mais aussi des couleurs, une lumière…
- Forcer sa curiosité, s’ouvrir, briser ses idées reçues, exorciser ses peurs ou être dans l’émerveillement du monde.
- Une occasion de scruter et évoquer son rapport à la ville.


3/ L’errance :

Un guide imaginaire ?
- « Terme à la fois explicite et vague, est d’ordinaire associée au mouvement, et singulièrement à la marche, à l’idée d’égarement, à la perte de soi-même. Pourtant, le problème principal de l’errance n’est rien d’autre que celui du lieu acceptable. »
- « l’errant en quête du lieu acceptable se situe dans un espace très particulier, l’espace intermédiaire. A l’espace intermédiaire correspond en fait un temps intermédiaire, une temporalité que l’on pourrait qualifier de flottante. Ce temps flottant est le temps du regard sur l’histoire, où l’errant s’interroge sur le passé en même temps qu’il réfléchit sur son futur proche. »
- « L’errant s’efface, devient silencieux, il se livre à l’expérience du monde, c’est pourquoi il peut y avoir une errance immobile. »
- « Les lieux semble se ressembler de plus en plus, tout est partout en même temps, la singularité s’efface au profit d’une globalisation, non plus celle des lieux, mais celle de tous les lieux. »
- L’errance n’est ni le voyage, ni la promenade, etc. Mais bien : Qu’est-ce que je fais là ? »
Alexandre Laumonier « Errance ou la pensée du milieu. »

LE TRAVAIL SE FERA EN DEUX PARTIES :

1/ La collecte : munissez-vous de matériel pour votre expédition, arpentez les lieux, la ville, avec carnets et appareil photo, crayons et enregistreur, sac, mémoire, yeux, nez, oreille…Faites-vous un répertoire, ne perdez rien, la première expérience sera peut être la bonne.
2/ La restitution : Cette collecte devra être retranscrite sous forme de récit, format, outils et pagination libre. L’occasion de réfléchir à l’adéquation FOND/FORME. (Quelle forme sera la plus appropriée pour dévoiler ce que vous voulez exprimer et transmettre.

ALAIN RESNAIS sur le repérage :

« Je commence en général par repérer tout seul les lieux de tournage. Quand je suis arrivé à Hiroshima pour la première fois, j’ai quitté l’hôtel à trois heures du matin et je suis parti au hasard à travers la ville... Dans ces moments-là, le Leica est bien commode. Je m’en sers comme d’un bloc-notes où j’inscris pêle-mêle les images les plus diverses. Elles me serviront ensuite à matérialiser l’histoire, à fabriquer une autre réalité avec des matériaux pris un peu partout. C’est toujours le problème de l’assemblage... »
(entretien avec Bernard Pingaud dans « Jouer avec le temps », l’Arc, n°31, 1967)


EXEMPLES :

- Depardon« la signature du regard est une affarie intime. » (extrait)
- Depardon « Errance »
- Emmanuel Guibert « Le pavé de Paris »
- Nicolas de Crecy « KYOTO »
- Bogdan Konopka (photographie)
- « Jimjilbang » Jérôme Dubois (éd. Cornélius)
- « Abruxellation » collectif - extrait de Stéphanam (éd. l’employé du Moi)
- « Elvis Road » Xavier Robel et Helge Reuman (éd. Buenaventura press)
- collection 2wBOX (éd. BülB Comix)
(http://www.adambaumgoldgallery.com/elvis_studio/elvis_road.htm)
- « La promenade au musée » Mayumi Otero - 2011 (éd. de la RAMN - Grand Palais)
- Tardi « Tardi en Banlieue »
...

Par Joanna, 5 novembre 2019