Le schéma actantiel - Production du livre

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Le manque de diversité du matériau image

L’absence de préparation de l’exercice vous oblige à travailler avec des images de même taille, et minuscules encore. Le résultat est désolant : une petite image illisible du protagoniste, systématiquement la même, est placée dans presque toute les pages. Préparez votre travail avec des images dans des tailles différentes, claires, sombres, en miroir (la gauche à droite), déformées à la photocopie.
N’oubliez pas aussi de tirer parti d’autres éléments de votre boite à image : décors, objets découpés, couleurs et formes découpées peuvent rendre plus riche la lecture de votre livre.

Le plaquage

On parle de Georges ? Je met l’image de Georges. On parle d’Albert ? Je met l’image d’Albert. Sur certaines pages, on se retrouvera avec tous les actants, posés les uns sur les autres par manque d’espace. C’est idiot.
La page peut être vue du point de vue de georges ou d’Albert, ou ils peuvent être hors champ, apparaissant au travers d’un phylactère. Ceci vous permettra de diversifier la construction du récit en construisant des surprises visuelles, des truchements hilarants, que nous apprécions.

Le manque de construction de l’image : l’effet "icone"

Extension du point précédent, la paresse associée au manque d’imagination conduisent à utiliser les éléments comme des icônes : on dispose côte à côte les actants présents dans la scène décrite, en espérant que leur seule juxtaposition va créer du sens, et celui du texte encore ! Les icônes "homme" et "femme" sur une porte de toilettes ne racontent pas une relation amoureuse, et ça ne marchera pas non dans votre livre.
Construisez l’image grâce à la taille, la disposition, les décors, quelques lignes ajoutées, du découpage (ouvrez les bouches, fendez les corps, ajoutez des bras, des jambes,...),des bulles, bref tout ce qu’on trouve dans le cinéma, la bande dessinée, l’illustration réunis.

La fresque illisible

Certains points clés de votre récit ne peuvent être rendus en une image sans devenir d’illisibles fresques saturées d’événements. Un des soucis principaux de cet exercice est de découper le récit en un nombre nécessaire et suffisant de pages, car le rythme de votre synopsis n’est que rarement transposable sans modifications dans un livre. De combien de pages avez-vous besoin pour montrer cette action ? Ces deux scènes ne peuvent-elles pas être accolées en une page ? C’est un travail de narrateur qui doit vous intéresser, sans quoi on ne peut que vous plaindre.

Le manque de concision du texte

Le livre demandé est un assemblage texte-image, et pour ne pas ramollir le récit, le texte doit y être court et efficace, riche dans sa formulation et éclairant sur la scène. Les pavés de texte sont à proscrire. Tentez de donnez l’information par l’image, employez des dialogues, souvent plus concrets, et profitez en pour caractériser les personnages par le ton de ceux-ci.

Le livre compact, le livre friable

Il arrive souvent qu’au moment de la lecture, nous nous trouvions face à un objet fragile qui se détruit avant ou pendant sa consultation. Pages collées entre elles, livre "puzzle" dont la moitié des éléments sont tombés au fond de la caisse, rendent l’expérience de lecture pénible, et peuvent augmenter l’opacité du récit.
Utilisez la colle, papier collant et autres méthodes d’assemblage avec efficacité, laissez sécher les pages avant de les fourrer dans un enveloppe ou un sac, bref soignez votre rendu.