Transcript de l’ouverture de "Stanger things"

"Stanger things", ouverture de l’épisode 1 de la saison 1, Matt Duffer et Ross Duffer, 2016

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Intérieur jour - Un salon modeste

Dans la pénombre du matin, nous découvrons un dessin d’enfant sur un papier froissé représentant une maison avec une porte, une fenêtre carrée et un toit en pointe, à côté de laquelle un homme, une femme et une enfant sont représentés sous un grand soleil jaune. Il est accroché sur un mur tapissé d’un papier à vieux motifs alternant rayures rouge sombre et grappes de fleurs. Dessous, une série d’interrupteurs anciens et jaunis. À droite, un porte-clé en chêne en forme de clé, sur laquelle sont accrochés une clé et une tapette à mouche en plastique.

On peut entendre le chant des oiseaux et l’aboiement d’un chien, recouverts par la voix énergique d’une speakerine tandis que nous découvrons une fenêtre aux rideaux tirés et au store à lamelle blanc à moitié relevé. On entraperçoit une route et un peu plus loin une forêt. Le soleil qui entre par la fenêtre éclaire une table hexagonale en bois massif sur lequel se trouve un amas d’objets divers : un thermos, une boite en carton, une boite à biscuit à motifs fleuris, deux livres, une assiette avec un reste de croque monsieur, plusieurs canettes de bière « schlitz » dont certaines sont ouvertes et une autre, couchée et compressée, un cendrier plein de mégots, une boite d’anti douleur et des clés.

A la télévision la journaliste, filmée en buste, accompagne ses paroles de mouvements de tête. Plus à droite, le reste de la pièce est encore plongé dans la pénombre, mais on y aperçoit une cheminée en pierre, un fauteuil pourpre en velours et un tapis en peau sale jonché de petits objets. Au fond on aperçoit un couloir de contreplaqué sombre reflétant la lumière du jour. Au milieu de la pièce, une table basse en bois est recouverte de canettes, de livres et de magazine en vrac, d’une boite de médicaments couchée, ouverte et vide, d’un paquet de cigarette et d’un autre cendrier.
Enfin, dans le canapé en velours beige sur lequel trônent quelques vêtements abandonnés est couché un homme massif en jean, chaussettes aux pieds et torse nu, aux cheveux bruns. Couché sur le ventre, le nez dans l’oreiller, une petite couverture recouvre le bas de son dos nu.

Un chien à l’extérieur et l’homme tourne soudain la tête en direction de la fenêtre aux stores à lamelle baissé derrière lui. Il émet un râle, les yeux encore mis clos. Il reste un court moment ainsi puis se tourne sur le côté et cherche des yeux son poignet. Il lâche encore deux soupirs et peine à déchiffrer la montre argentée qu’il porte au poignet gauche. À son poignet droit un petit bracelet de coton tressé bleu foncé. Ses yeux rivés sur sa montre s’ouvrent enfin, il soupire alors en exprimant un « oh non », laissant retomber son bras lourdement en rejetant la tête en arrière.

Extérieur jour - Le balcon donnant sur un lac

Les oiseaux chantent, le soleil dépasse déjà la cime des sapins, et un lac tout à fait calme baigne dans la lumière. Sur un balcon qui donne sur ce lac, l’homme s’avance, torse nu et jean déboutonné, ceinture pendante laissant apparaitre un slip blanc. Il n’est pas rasé et a les cheveux en bataille. Il doit avoir une bonne quarantaine d’années. Il allume sa cigarette a deux mains puis il range sont briquet dans la poche droite tout en observant le paysage, rictus au visage tandis que la première bouffée s’échappe. Il tire et exhale longuement, son corps a quelques frissons pendant qu’il ramène ses bras contre son corps.

Il tire encore une fois sur sa cigarette, grogne tourne rapidement sur lui même pour quitter le balcon d’un pas vif.

Intérieur jour - Une douche modeste

L’homme fait face à un pommeau de petit pommeau de douche sortant du mur à hauteur de son visage, dans un coin formé de deux parois de plastique jaune éteint. Il place ses mains en forme de coupe pour recueillir l’eau et s’en mouiller les cheveux. Un papier peint identique à celui de la pièce principale surmonte les parois.
Il frotte ensuite vigoureusement un savon sur ses épaules et sous les bras, en soufflant, les yeux mi-clos, puis se sèche les cheveux rapidement à même la douche en lâchant encore un râle court.

Intérieur jour - La salle de bain

Face au miroir, les cheveux mouillés peignés en arrière, l’homme se brosse vigoureusement les dents en se regardant, les yeux plissés. Il balance sa brosse à dent sur la lavabo encombré de flacons divers, puis, cigarette au bec, toujours face au miroir, il s’asperge d’un peu de déodorant en spray, saisit un flacon brun, le décapsule et verse une pilule sur ses doigts et la pousse dans sa bouche avant de saisir une canette de bière posée là, dont il avale un gorgée. S’observant toujours dans le miroir, il tire profondément sur sa cigarette, souffle la fumée bleue en un trait tout et s’adresse un demi sourire.

Intérieur jour - Le salon

Face à une fenêtre l’homme enfile une chemise d’un geste ample, puis la boutonne. C’est une chemise en synthétique beige, et sur l’épaule on peut apercevoir un écusson brodé. L’homme enfile sur un pantalon gris une ceinture sur laquelle est fixée un pistolet, l’ajuste d’un geste sûr, puis épingle un badge de shérif sur sa poitrine et glisse un stylo dessous, dans la poche de sa chemise.

S’approchant d’un porte manteau en bois cintré il attrape uns stetson et saisit prestement ses clés posée sur la table hexagonale avant d’ouvrir la porte d’entrée. Tandis que par la fenêtre on voit l’homme s’éloigner d’un pas rapide, la présentatrice télé continue son monologue dans l’appartement toujours en désordre.