Pauline Legrand

distance32.jpgBonjour à tous, quelques mots, voir un roman sur mon projet pour PAD…

Avec les médias de masse, nous nous trouvons enssevelis par une multitude d’informations, et notemment d’images.l’information est un bien, mais dans l’excès, n’est elle pas sujet à anéantir nos prises de position?

On a tous en tête ds images qui par une simple évocation s’imposent à nous, celles de villes ou l’on a jamais mis les pieds par exemple, il s’agirait en quelque sorte d’une mémoire collective, véhiculée par les différents médias, et notemment internet.Mais à force, on aurait tendance à voir passivement à ne plus prendre en considération l’information même détenue par l’image.l’image devient alors clinique, et seulement clinique.la multitude d’images conduit bien souvent à une désinformation écoeurante et navrante.

j’ai tenté d’enfermer dans des vitrines de décontamination des images de paysages prises sur internet, en créer plusieurs, comme pour échantillonner, comptabiliser et comparer les paysages sur un thème, celui du milieu urbain.si toutes ces vitrines étaient réunies dans une salle d’exposition, et si elles existaient en tant que tel, alors, on ferait un tour du monde en même temps qu’un tour de salle.situation interressante mais très critique, d’une société qui voit mais ne se déplace plus pour vérifier, apprécier.on croit tout savoir, mais en fait il n’en est rien.
houla….je m’emballe, bref, vous aurez compris mes intentions.pensez qu’il s’agit d’une vision externe, ou l’on ne peut en aucun cas intervenir puisqu’hermétiquement closes, ces vitrines restent purement objet de contemplation.peut etre cela traduit il une frustration récurante chez moi, celle de vouloir entrer dans l’image, d’y pénétrer pour qu’elle devienne espace.
mon travail est intimement lié à celui de martha rosler “bring the war home” qui met en scène des images de guerre dans des intérieurs confortables américains.après réflexion, les paysages à enfermer devront etre violents et étouffants, peut etre des destructions, des démolitions de villes, parcequ’une notion m’échappe encore dans mes premiers montages, celle de l’atmospère enfermée, qui doit servir mon ambition critique liée à l’image d’aujourd’hui.bref, si vous avez des conseils, et surtout des références, n’hésitez pas!
Mon article fait un peu mégalo, mais difficultées à synthétyser.

Au fait, JULIEN d’accord avec toi pour merleau-ponty, très interressant comme point de vue, mais pour arriver à bout du bouquin, faut s’accrocher.autre théorie interressante à propos de la perception, celle de kant sur l’espace et le temps qui sont les critères selon lui qui influent sur la perception, et font que l’on percoit tous les choses différemment.c’est grossièrement résumé, je vous laisse approffondir la réflection, mais dans l’extrait de k-dick, il en parle brièvement, et quand on y pense, c’est assez vrai.

mon adresse e.mail: graow@hotmail.com

Sullivan

Bonjour à tous

Je travaille toujours sur l’idée de la représentation de la communication moderne à travers le réseau urbain et routier, en peinture.
J’ai essayé une série de ponts d’autoroutes et d’échangeurs, mais pas convaincante. Je me suis remis donc sur uniquement trois tableaux qui forme un espace incohérent. L’idée est de représenter des masses inertes, lourdes, froides et contrastées. Exploiter aussi les inexprimés et les endroits “à personne”, oubliés ou pas regardés m’intéresse aussi . Ici les dessous de ponts; espaces privilégiés du graffiti et parfois espaces appropriés en guise de “toits” pour les sans-abris.
travaux visibles sur http://sugoee.ultra-book.com

J’ai découvert certains artistes qui m’ont particulierement interessé, avec un travail interrogeant l’espace urbain environnent ou uniquement la notion de paysage, vaste et interprétable de beaucoup de façons; Et que je conseille vivement aller voir.

Il faut se promener sur le net, je n’ai pas de sites particuliers.

Les photos et peinturesd d’Ed Ruscha, les aquarelles et installations urbaines de Kristina Solomounkha; les paysages peints pris sur google earh de Philipe Cognée; les peintures d’Yves Belorgey. les dessins d’architectures complexes de Piranese,et forcemment Gerhard Richter.

à bientot

un peu de lecture

je vous conseille “L’oeil et l’esprit ” de merleau-Ponty un essai pas très long sur la question de la perception . En effet il dit par exemple que la profondeur n’existe pas … pure invention de l’homme prisonnier de la vision elle même prisonnière du corps, il y a matière à se gratter la tête…bonne lecture.
julien