L’archétype de l’écriture scénaristique

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Nous reproduisons en annexe de ce message, un fragment du légendaire et introuvable manuel du scénario américain, livre coûteux et confidentiel, édité en 1992, par la très obscure et fugitive maison d’édition C.I.A.M. L’important volume de près de 700 pages était la transcription in extenso, commentaires et discussions avec le public inclus d’un séminaire donné par 3 scripts doctors américains, bien connus sur la place de l’expertise dramaturgique à l’américaine : John Bloch, William Fadiman et Loïs Peyser. D’une façon très « US. Army », ces 3 maîtres en la matière martèlent pages après page, mais avec un sens de l’humour et une énergie que l’on peut parfois rencontrer dans des films (tel Full Metal Jacket), leur dogmatique hollywoodienne qui produit jour après jours des intoxications magistrales sur nos millions d’adolescents libidineux.

Il n’empêche, le savoir faire technique de ces expertises fait de certaines parties de ce dangereux bouquin, une source d’intégrations d’outils tout à fait intéressante.

La partie ici reproduite en témoigne. Il s’agit d’un scénario de 8 pages, respectant le spectre presque complet des exigences de l’écriture d’une continuité dialoguée, exigences que l’on sait multiples et tyranniques.

Nous le publions en 2 parties : le fichier Brut reproduit la continuité ; le fichier Commenté interpole chaque fois qu’il en était question, les commentaires réalisés durant le séminaire.

On s’apercevra, dans ce double texte, l’importance donnée à l’activité comportementale. Certaines libertés sont cependant prises que nous n’accepterions pas, comme quand il est dit que Lady Mac Beth est « très excitée ». Serions-nous plus dogmatiques encore que ces sergents-majors de l’écriture ? A vous d’en juger.

La sophisitication de la mise en page nous empêche de présenter le texte pleine page dans le site. Il est donc accroché sous forme de 2 fichiers PDF.