Enfoncer le clou du comportementalisme

Un des buts de ce SOAP est d’éloigner le plus vite possible les étudiants du syndrome "romantique" (entendez : obsédé par l’Esprit) : un homme seul dans une pièce, est assis. Son regard est vague PARCE QU’il pense, mais aussi PARCE QU’il ne sait rien faire d’autre ... Ce canevas, tellement souvent rencontré chez les apprentis narrateurs témoigne, selon nous, bien plus souvent d’une incompétence TOTALE à raconter, que d’une vie intérieure aussi riche que silencieuse ...

Pour faire pièce à toutes les justifications (de haut niveau) à faire vivre l’inerte, et sans l’empêcher par ailleurs, nous avons décidé de travailler sur "la narration des corps". Il faut entendre, ici, une narration qui passe par un double système : le comportement (ce que l’on fait dans une histoire) et la causalité (les conséquences que cela produit, les ascendants qui le produisent).

Cette obsession pour l’activité dans la narration a un nom : la dramaturgie. Elle a un départ historique occidental : l’antiquité grecque avec Sophocle comme praticien, et Aristote comme formalisateur. Elle a une histoire : l’histoire poétique de l’Occident des origines à nos jours.

Vertu fondamentale de ce choix de méthode : le refus (si ce n’est la destruction) du psychologisme intérioriste littéraire ("Il croyait l’avoir vu, mais à la réflexion, il se dit que ce n’était qu’un mirage"), unique modèle ou presque offert aux étudiants pendant leurs 12 années de "dressage inférieur", et qui, malgré l’horreur que cela a pu (dû ?) produire sur eux, reste leur seule planche de salut pour construire de l’histoire.

Nous défendons donc, que l’écriture dramaturgique, n’est pas "un moyen d’expression", mais une certaine technique (partielle et partiale) de formalisation des structures narratives (caractère - événement - objectif), avec comme but final la production d’images et parfois de son).

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Exercices