Hans Eijkelboom « Paris- New York-Shanghai »

27 septembre 2010 § 0 commentaire(s)

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Photographe allemand (et non blogueur), il sillonne les rues de Paris, de New York et de Shanghai depuis des années avec un regard de sociologue. Ces trois métropoles représentent chacune une Histoire, une culture, un continent. En analyste de la société de consommation, Hans Eijkelboom s’attache à capter l’image d’individus qui s’habillent et se comportent de façon identique au sein de ces trois différentes villes. Un même vêtement ne sera pas porté par le même type de personnes. A Paris, le polo habille des hommes décontractés. A New York, ce polo est en revanche porté par des jeunes issus de la culture hip hop. Enfin, à Shanghai, ce même polo sera vu sur des hommes classiques (peut être des hommes d’affaires en tenue du week-end) qui le portent non pas avec un jean mais avec un pantalon habillé.

Toutes ces photographies sont réunies dans « Paris-New York-Shanghai » publié par Aperrture et disponible chez Colette.

Florence Müller

Peter Piller

27 septembre 2010 § 0 commentaire(s)

Peter Piller (né en 1968 à Fritzlar, Allemagne) travaille sur la réinterprétation et la représentation de photographies et d’images d’archives précédemment publiées dans d’autres contextes (journaux régionaux, Internet…), qu’il classe et réagence dans des installations murales et des livres d’artiste. Avec une observation minutieuse et un humour subtil, Piller, par ce procédé, interroge le potentiel des images des médias ainsi que les possibilités et limites de la photographie et de l’art conceptuel.

Les presses du réel

Wolfgang Tillmans, Truth study center

27 septembre 2010 § 0 commentaire(s)

Wolfgang Tillmans 2006 truth study center(LA)

« Le projet des tables a été inspiré par un fait qui caractérise notre époque : les conflits et problèmes sont engendrés par des personnes qui pensent détenir des vérités absolues. Alors que dans les années 90 on acceptait de manière pragmatique la relativité, ces dernières années, le discours politique a été dominé par les voix autoritaires de l’intolérance religieuse et par des positions idéologiques. Cela ressemble à une prise d’otage du monde par une minorité dogmatique, tandis que ceux qui préfèrent voir les choses de manière relative et indépendante sont forcés de les regarder avec une puissante incrédulité. » W.Tillmans

(…) L’inquiétude de l’artiste est de toujours « être dans le monde (in der Welt sein) », de toujours rester en connexion avec les hommes. L’installation « Truth Study Center » reflète précisément cette conscience humaniste et cette volonté de toujours intégrer dans son œuvre le monde qui l’entoure. Grâce à une juxtaposition sous verre d’extraits de journaux, de magazines et d’affiches, combinés à ses propres images collectées pendant des années, le plasticien expose sur des tables de bois sa quête du sens (ou du non-sens) du monde contemporain. Aurore Malval

Koen Hauser, De luister van het land

27 septembre 2010 § 0 commentaire(s)

Koen Hauser vit et travaille à Amsterdam. Invité à concevoir un travail à partir des archives de la galerie 37 Spaarnestad, il crée un kaleidoscope de 400 photographies sélectionnées à partir de ses fascinations et intérêts personnels. A cette exposition s’ajoute un livre réalisé avec Bart de Baets.

Site de l’auteur : KoenHauser.com

Batia Suter, Parallel Encyclopedia

27 septembre 2010 § 0 commentaire(s)

Batia Suter, artiste suisse, collecte un corpus d’images trouvées dans les livres de seconde main. A partir de cette base de données, elle regroupe les images en les connectant par des liens thématiques et formels. Parallel Encyclopedia a d’abord été exposé avant d’être publié. Cette œuvre a également été déclinée sous la forme d’une table longue de plusieurs mètres.

Plus d’informations sur son site

Aby Warburg, l’atlas Mnemosyne

27 septembre 2010 § 0 commentaire(s)

fullMnemosyne-Atlas, Boards of Rembrandt-Exhibition, 1926

Rapprochements dissociatifs

«Avant toute chose, Mnemosyne est un dispositif photographique. (…)

Tel était bien, pour Warburg, l’atlas Mnemosyne : une façon d’avoir « sous la main » toute une multiplicité d’images, un outil pratique pour « sauter » facilement de l’une à l’autre. (…)

Il sait la folie de son projet initial : avoir voulu penser toutes les images ensemble avec toutes leurs relations possibles. (…)

Chaque montage à l’œuvre dans Mnemosyne libère, me semble-t-il, ce genre de paradoxes : les disparités manifestes sont presque toujours les marqueurs de liens latents, et les homologies manifestes sont presque toujours les marqueurs d’antinomies latentes. « Monter des images », ici, ne relève donc jamais d’un artifice narratif pour unifier les phénomènes épars mais au contraire, un outil dialectique où se scinde l’unité apparente des traditions figuratives en Occident. (…)

les manuscrits rédigés parallèlement à la constitution de l’atlas viennent appuyer cette pratique des « rapprochements dissociatifs » et déconstructifs – c’est-à-dire analytiques au sens fort – caractéristique du montage warburgien.(…)

la forme de montage inaugurée dans Mnemosyne tend à dépasser la disposition canonique du tableau comparatif, dans la mesure même où une forme non orthodoxe de dialectique, une dialectique proliférante, vient remplacer toute velléité de dialectique unifiante (…).»

Georges Didi-HubermanL’image survivante, 2002, éditions de Minuit.

Where am I?

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