Le Journal – Remise 1/5

29 janvier 2014 § 0 commentaire(s)

Workshop autour du journal papier.

Quelques images des premiers résultats.

Newspaper (suite)

28 janvier 2014 § 0 commentaire(s)

Joëlle Tuerlinckx

… L’artiste intègre dans sa production une multitude de choses qui provoquent une esthétique de l’hétérogénéité, du varié et de l’hétéroclite par constellation. Il y a évidemment ce choix pour ce qui n’a plus de qualité, ce qui a été rejeté, ce qui est détritus. Enormément de ses supports sont des choses trouvées, prélevées, en provenance du réel et du quotidien mais qui n’ont plus d’utilité ni de fonction économique. Dans une perspective dénuée de toute logique dogmatique, l’artiste les récupère et les utilise comme supports d’expérimentations. De cette revendication d’un anéantissement de la sophistication – entendue ici au sens classique –, Dirk Snauwaert propose une terminologie particulière : celle de l’élémentaire.

Rozenn Canevet

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Sylvie Eyberg

Loin d’être l’expression d’une vérité qui se livrerait à l’observation, les images extraites et recadrées par découpe de Sylvie Eyberg, en appellent à une ‘interprétation’ que seul le recours au langage – soit-il celui de l’image – rend possible. Dès lors, les conditions d’émergence de l’objet de sa recherche (comment sont construites les images) se trouvent liées aux conditions de production des énoncés des images par leur publication originelle (que me disent-elles et que leur fait-on dire). S’agissant bien là de photographie et pour mieux en cerner les enjeux, elle se doit d’être ici étendue à la notion d’acte et non réduite à celle de médium. Si le fragment que prélève la main de Sylvie Eyberg se révèle aussi acéré que celui qu’opèrerait l’œil d’un photographe dans un quelconque instant décisif, leur intentionnalité comme leur temporalité divergent. L’extrême lenteur durant laquelle l’appropriation des images opère est assignée à une suite de gestes opérationnels, quasi scientifiques: fouille, prélèvement, échantillonnage, classement, affiliation, indexation, restauration, restitution. Gestes qui tous, d’une certaine manière, se trouvent être le sujet visible de nombre d’œuvres. « Ce qui a le plus d’importance (…), c’est la relativité des images entre elles (…), ce n’est pas le fait extérieur qui intéresse vraiment, c’est l’émanation intérieure, un certain mouvement des choses et des gens (…). » Le certain mouvement dont il est question ici – au féminin – entre photographie et cinéma si caractéristique du travail de Sylvie Eyberg, entraîne un autre mouvement, historique celui-là.

Renaud Huberlant

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On Kawara

Les Date Paintings apparaissent pour la première fois le 4 janvier 1966, ce sont des peintures réalisées dans une adéquation parfaite, les jours mêmes des dates inscrites sur la toile. Malgré une facture mécaniste qui leur font perdre en identité ce que la série gagne en tant qu’oeuvre ( l’intitulé de chaque Date Painting est Today Series 1966 – ), tout les oppose aux pratiques conceptuelles : leurs dimensions sont spécifiques, les toiles aux couleurs subtiles sont peintes méticuleusement par l’artiste lui-même, elles sont d’une très grande fragilité et dans l’éventualité désastreuse de quelques manipulations maladroites, non seulement toute restauration se révèle impossible mais l’oeuvre étant signée des plus classiquement au dos il ne peut être question de la remplacer de façon standard.
Date painting,
acrylique sur toile, coupure de journal, boîte en carton. 20,5 x 26 cm
Face à tant d’affectation, On Kawara se devait d’adjoindre une contrepartie de l’ordre du constat, c’est pourquoi chaque tableau est conservé dans une boîte en carton contenant une coupure de presse qui informe du lieu et de sa date de réalisation. Beaucoup plus logiquement, ce fragment de l’actualité suffirait à lui seul mais c’est la Date Painting, objet du culte voué au temps et proche du tableau traditionnel, qui a la place d’honneur sur les cimaises du Musée.
Les Date Paintings apparaissent pour la première fois le 4 janvier 1966, ce sont des peintures réalisées dans une adéquation parfaite, les jours mêmes des dates inscrites sur la toile. Malgré une facture mécaniste qui leur font perdre en identité ce que la série gagne en tant qu’oeuvre ( l’intitulé de chaque Date Painting est Today Series 1966 – ), tout les oppose aux pratiques conceptuelles : leurs dimensions sont spécifiques, les toiles aux couleurs subtiles sont peintes méticuleusement par l’artiste lui-même, elles sont d’une très grande fragilité et dans l’éventualité désastreuse de quelques manipulations maladroites, non seulement toute restauration se révèle impossible mais l’oeuvre étant signée des plus classiquement au dos il ne peut être question de la remplacer de façon standard.
Date painting,
acrylique sur toile, coupure de journal, boîte en carton. 20,5 x 26 cm
Face à tant d’affectation, On Kawara se devait d’adjoindre une contrepartie de l’ordre du constat, c’est pourquoi chaque tableau est conservé dans une boîte en carton contenant une coupure de presse qui informe du lieu et de sa date de réalisation. Beaucoup plus logiquement, ce fragment de l’actualité suffirait à lui seul mais c’est la Date Painting, objet du culte voué au temps et proche du tableau traditionnel, qui a la place d’honneur sur les cimaises du Musée.
Ghislain Mollet-Viéville

figure-1-kawara

Oct.26,1971

Martin Parr

Couleurs saturées, flash décomplexé, Parr suit les anglais dans leurs usages sociaux, vacances dans des bords de mer pollués pour les pauvres (glaces géantes, hot dogs géants dégoulinants de moutarde), garden parties pour les riches (sourires de façades, visages ravagés sous le fond de teint rosé), tour de Pise et vallée des rois pour la middle class (15 personnes faisant mine de redresser la tour, photo de groupe devant le parthénon).

Une photographie jamais revendicative, mais un miroir sans pitié des moeurs de l’anglais, et par généralisation, de l’occidental. Obésité, mauvais goût, surconsommation, petites rapines.

Stéphane Noël

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Nathalie Czech

« Hidden Poems » shows photographs whose material basis consists of magazines, newspapers, or illustrated books. In the visible sections of text, individual words have been highlighted using a pencil or marker pen. Read in sequence, the words form a poem that appears like a single thought, a snapshot of sorts, engaging in a dialogue with the remaining text and the adjacent illustrations

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Saâdane Afif

Saâdane Afif développe depuis les années 1990 une œuvre qui peut s’appréhender sous deux angles. D’une part, il met en place de nombreux projets faisant référence à l’univers de la musique pop, et d’autre part, il crée des œuvres empreintes de mélancolie, échos aux vanités traditionnelles, avec l’image du crâne notamment.

L’artiste passe régulièrement commande de textes de chansons en lien avec ses travaux. Ces commandes répondent à des règles très précises. A la fois émanation et prolongement du sens d’une œuvre donnée, ces textes sont devenus les matériaux mêmes du travail de l’artiste.

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‘Untitled (Everyday)’ (2004-2006)

The stack is expanded every day by the day’s local newspaper.

Thomas Galler

“War is over” est à l’origine une chanson de Lenon et de Yoko Ono enregistrée en 1971 à New York. Actions pacifistes menées par les 2 artistes.

En 2004, Thomas Galler séjournant à New York repère le slogan dans une page de magazine « Village Voice ». Il choisit de la détacher du support et de l’exposer avec la page opposée, située normalement à l’autre bout du magazine. Elle est couverte d’annonces pour escort girls, en total décalage avec les espoirs féministes et pacifistes des années 70.

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Fernando Bryce

Fernando Bryce poursuit inlassablement la chronique d’une mémoire collective et d’une actualité inévitablement effacée par l’actualité suivante. Obsédé par le temps qui passe, Bryce tente de reproduire en noir et blanc et à la main toutes ces traces oubliées. L’artiste mesure ainsi le flou et la distance qui se creusent entre une information que l’on reçoit et le dessin qui la représente.

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Le journal

23 janvier 2014 § 0 commentaire(s)

Quelques références

Pat Shannon

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« My work with newspapers grew from an ongoing curiosity about how we experience the passage of events in time. It was through this concern that I was first drawn to the newspaper’s temporary nature and social function as a carrier of world events. In this body of work, I physically manipulated newspapers as a source to address temporal issues. The activity of cutting through the surface of the paper to remove all text and images became a type of extended dialogue, a form of non-verbal communication. There was this disruption of a narrative experience that compelled me both in the process and the results. Each seemed to satisfy a deeply felt yearning for momentary stillness. » Pat Shannon

  • Edited by Sandu Cultural Media. « Paper Works » Ginko Press Inc. May, 01 2012.
  • Leonie Bradbury, ShanaDumont. « It’s Getting Hot in Here » Montserrat College of Art, 2008.
  • Edited by Jose Luis Blondet, James K. Marko, Nate McDermott. « Drawing the Line: 20th Drawing Show » Boston Center for the Arts 2008

Kirsty Whitlock

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Textile-Artist-Kirsty-Whitlock-Losses-2009

« I use recycled and reclaimed materials as a response to the throwaway culture of consumerism. My chosen medium depends on the concept I am exploring. I love to re-use materials if I can sew on it I will usually work with it! My work explores the potential of communicating a social message through the use of discarded household items, including plastic carrier bags and newspapers, using them as a format for machine embroidery. (…) I consider my work to be textile art, my work lies between fine art and craft. As a mixed media textile artist there are no boundaries or limits to cross disciplines. » Kirsty Whitlock

Myriam Dion

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Myriam Dion is the first to admit that she makes her choice of newspaper each day based on the pictures. For this French-Canadian student is also a papercut artist, whose carefully cut-out newspaper pages have won numerous awards. Dion works freehand using a scalpel to produce these beautiful designs reminiscent of both Arabic latticework and stained-glass windows. She suggests that the transformation from broadsheet to objet d’art is « to find a new use for print media in the process of its disappearance », and the delicate quality of her work may well be a subtle mirroring of the fragile state of print journalism.

Matthew Picton

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Matthew Picton

Kyle Bean

Kyle Bean - brain

Charles Kaisin

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Signé Charles Kaisin, le fauteuil Hairy Chair est réalisé à partir d’une chaise en bois recouverte de revues laminées à la déchiqueteuse et fixées à la colle à bois. Dans un contexte de consommation à outrance, le designer belge est convaincu que le design industriel doit lui aussi s’intéresser à l’environnement pour éveiller des prises de conscience. A partir de procédés dit « low tech », son travail consiste à donner une seconde vie et un sens nouveau à des produits ayant un cycle de vie limité, par définition. Avec Hairy Chair, les fines languettes de papier représentent un tas improbable d’informations qui ne seront plus lues et donnent au fauteuil l’allure d’un animal hirsute : un fauteuil éco-design à la lisière de l’art. *

Charle Kaisin 2

Dans le cadre de son travail sur le recyclage, il transforme une bouteille vide en verre de table, détourne en saladier le hublot d’une machine à laver, conçoit du mobilier résistant à base de papier journal, crée des sacs et vêtements à partir de sac en plastique du shopping qu’il chauffe et presse, autant de thèmes abordés pour porter un autre regard sur la vie et la mort des objets. Son banc K-bench est inspiré de son expérience japonaise. Il réussit à créer un objet à la fois résistant, souple et extensible à partir d’une structure alvéolaire en nid d’abeille. *

Sophie Van Nerom

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Ancienne étudiante de l’Erg.

Métro

Metro

Pour faire parler de la plus grande compétition de photos au monde organisée par Metro, le Metro Photo Challenge, le quotidien a mené une action qui a fait parler d’elle. Au mois de novembre dernier, les lecteurs du gratuit ont eu la surprise de recevoir leur édition du matin dépourvue de toute image. Un no man’s land pictural qui a d’abord été considéré comme une énorme erreur de la part du journal.  Marine Fourel.

Brian Dettmer

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Brian Dettmer 8 macmillan

Brian Dettmer 6 bookart

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Dettmer’s current work involves the appropriation and alteration of media to transform the physical form and/or to selectively remove and reveal content to create new works of fine art. Dettmer explains: “Old books, records, tapes, maps, and other media frequently fall into a realm that too much of today’s art occupies. Their intended role has decreased or deceased and they often exist simply as symbols of the ideas they represent rather than true conveyers of content. … When an object’s intended function is fleeting, the necessity for a new approach to its form and content arises.” (Valdez 2006). *

Patrick Pound

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Patrick Pound

Quelques dénominations propres à la une du journal

20 janvier 2014 § 0 commentaire(s)

Dénomination_des_zones_composant_la_une_d'un_journal

Where am I?

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